Vie de château au pays de Big Brother

Publié le par Léonard Jaillet

Canton, 2 jours avant d'arriver à Hong-Kong, cabine téléphonique :
Allo ? Oui bonjour, c'est Léonard. Je ne sais pas si on vous a dit que j'allais appeler ? Ah... Non? Oups, bon alors voilà. Je suis le fils d'amis du père de votre ex mari et... bin je suis en voyage en Chine, non loin d'Hong-Kong et... on m'a dit que vous seriez ravi... enfin, que ça ne serait peut-être pas un problème si je venais loger chez vous... et comme j'arrive en bus dans un peu moins de deux jours...

Et voilà, le plus dur est passé. Deux jours plus tard, me voilà dans la maison d'Annie et Nicolas, mon "contact" Hong-Kongais. En logeant chez eux, je passe de la guest-house cafardeuse (dans tous les sens du terme), à l'hôtel 5 étoiles. Une magnifique maison sur 3 étages, avec à l'extérieur d'un coté la piscine et de l'autre la vue sur la jungle, un plus loin la mer, et encore un peu plus loin, la petite île pleine de charme. La grande classe. Le matin, petit déjeuné français et le soir, délicieux petits repas, le tout servi par la bonne philippinaise !!  DVDs et BDs à profusion, petite vie de famille avec Julie et Benjamin, les 2 enfants de mes proprio. Bref, petite oasis de luxe, calme et volupé...

La journée, visite de la grande fourmilière Hong-Kongaise. Une ville moderne grouillante de monde, bardée de boutiques de luxes et de produits de consommation en tout genre. Une ville ultra compacte avec ses imposants grattes-ciels et sa vie toute en étages, la circulation piétonne se faisant à travers une multitude de tunnels et passerelles reliant les différents immeubles à tel point qu'il doit être possible de traverser la ville sans mettre le pied au sol. Une ville où l'espace se fait rare, une ville cernée par la jungle et la mer.

Hong-Kong c'est aussi une ville étonnement aseptisée, automatisée, avec pas un papier par terre, avec cet absurde  "please mind the gap" répété et répété à chaque entrée et sortie de métro, avec des publicités et des messages sonores à tous les coins de rue, pour te rappeler les consignes d'hygiène et de sécurité à suivre. Une ville d'apparence aussi, où il faut montrer que l'on a de l'argent, où la pauvreté est une tare qu'il faut à tous prix cacher. Une ville de business men où beaucoup de gens sont avant tout tournés vers le profit et l'ascension sociale. Une ville sans grève ni révolte, où les gens sont calmes et croient fondamentalement au système. Pour un petit français révolutionnaire, cette ville a quelque chose d'étouffant. C'est clair, il manque un peu de vie, d'authenticité, de fortes personnalités ... En même temps, on peut se demander comment une ville si dense pourrait survivre avec une population moins docile..

Hong-Kong, par tous ses contrastes, est aussi une ville qui en met plein les yeux ! La vue by night de Hong-Kong Island est splendide, Victoria Peak, la colline qui surplombe la ville est un endroit paisible situé au milieu (mais pas trop) de la jungle et qui offre une vue imprenable sur la ville. Une ribambelles de petites îles sont aussi accessibles en 2-2 par ferry,  avec plages de sable fin et barrières anti-requins..

A Hong-Kong, je retrouve aussi Pierre, un copain de Dead (que je ne connaissais que de vue) et sa copine Amandine qui vivent ici depuis un moment. On passe des soirées ensembles vraiment sympa, je leur explique un peu ma vie de chateau et eux m'expliquent comment ils perçoivent  HK, vue de l'intérieur. Pour le reste, ils connaissent : j'apprends qu'Amandine fait partie des abonnées d'ouestleo ! Coucou Amandine ! Au passage, on parle aussi pas mal voyage, normal... Justement, Pierre et Amandine sont sur le point de partir pour 2 semaines en Thaïlande (en plein coup d'état !) puis au Laos. Du coup ils me proposent de squatter chez eux pendant ce temps ! La classe, un appart rien que pour moi ! Ca ne se refuse pas ! Et puis je pourrai aussi en profiter pour me poser devant leur ordi et enfin avancer un peu le blog.

Je quitte donc mon petit palace pour mon nouveau chez moi. Arrivé devant leur appart, j'essaye d'ouvrir la grille qui protège leur porte à l'aide de la première clef. Je l'enfonce, je la tourne et CRAC, je me retrouve avec un morceau dans la main, le reste de la clef coincé à l'intérieur de la serrure. Hmmm, se retrouver enfermé dehors à cause d'une foutue double porte ça me rappelle vaguement quelque chose... Finalement, ce n'est qu'un quart d'heure plus tard, avec l'aide du gardien de l'immeuble et en bidouillant tant bien que mal que j'arrive enfin à rentrer dans la caverne d'Ali Baba. Et bin voilà, fallait pas s'exciter comme ca !

Quelques jours de repos dans l'appart, une journée à Macao, à découvrir les vestiges de cette ancienne colonie portugaise, (j'avoue ne pas avoir trouvé ca transcendant. Peut-être aurais-je dû prendre le temps de visiter les casinos ?) et hop, ça y est, mes visas pour la Chine et le Vietnam sont prêts. Il est grand temps de repartir avant de prendre trop goût au confort local !

 Au revoir monde étrange et moderne et surtout, please, mind the gap !

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sophie 13/10/2006 03:28

Ca m'aurait bien vexee que t'ailles au casino sans moi... ;-)Sophie

amandine 12/10/2006 06:24

Tu vois on te l'avais bien dit de prendre Bruce Lee en photos! Le problème c'est que pour les chinois ta photo est nulle : y a personne dessus qui fait le signe du V !!! Ca craint! Dommage que Macao ne t'aies  pas plu. Pour nous Hongkongais d'adoption, cette ville est un petit havre de paix avec oh bonheur! des terrasses de café!!!  Bonne continuation à la rencontre d'autres cultures asiatiques...
Amandine