Qui contrôle l'épice, contrôle Arakis

Publié le par Léonard Jaillet

Rendez-vous à l'agence Ger to Ger pour partir le lendemain dans le désert de Gobi. Au programme de l'excursion, un panel d'activités digne des meilleurs colonies de vacances : cheval, chameau, rando à pattes. Ca a l'air super, on signe où ?! Mais voilà qu'à peine trois pas hors de l'agence, je ressens les premiers symptômes du mal. Doucement mon estomac se retourne, j'ai pour être poète, la gerbe. Un peu plus tard au cyber-café, c'est vraiment la cata et me voila carrement la tête dans les toilettes. Ca me rappelle un peu la Russie, le cornichon mal digéré. Ah, nostalgie quand tu nous tiens... En fait je me sens vraiment mal, alors je décroche, je dis a Dead que je rentre chez Noëmie. Là-bas, les heures passent et ça va pas fort. Tremblote, froid, chaud, fièvre, plus d'estomac. Vers les 20h j'envoie un texto à Dédé, légèrement laconique. Pour moi c'est clair, je ne me sens pas de partir le lendemain. Le désert c'est à l'eau, le Gobi, dégobillé...Bouhhh...

Le soir, Dead et Noëmie arrivent à ma rescousse. Discussions quant à la stratégie à adopter (entre 2 dégobillages...) D'abord, medocs repos et antibios. Ensuite, on se laisse une chance pour le lendemain matin (c'est a dire qu'on met quand même le réveil à 6h), mais si je ne le sens pas, on essaye de faire le forcing aupres de Ger to Ger histoire de sauter une journée mais de raccrocher a la suite du programme. Si je suis encore dans les choux dans 24 heures, Dead ira éventuellement tout seul. C'est cool, y a un espoir. Je sombre.

Lendemain matin, 6h. Ca va un peu mieux, mais clairement, partir dans la matinée, impossible. On décide donc d'appliquer le plan B. Je passe la journée à récupérer, à dormir dans l'appart, pendant que Dead et Noëmie profitent de leur journee pour passer à Ger to Ger, racheter des billets de train... Le soir, je sens que le plus dur est derrière moi et  Dead et Noëmie ont tout géré coté administratif. Cool les gars, cette fois-ci c'est bon !

Nouvelle journée. A la louche, je dirais qu'on est le 17 Août. On se lève à l'aube car 7 heures de bus nous attendent à destination de Mandale Gobi, au nord du Gobi. Au menu, un chauffeur psychopathe qui ne sait pas ce qu'est une pédale de frein. Rien d'anormal jusqu'ici. Là-bas, une Jeep nous récupère pour rejoindre cette fois-ci la première Ger. Toute cette route, c'est aussi l'occasion de voir progressivement changer le relief et la végétation qui nous entourent. La steppe devient de plus en plus aride et les vallons plus plats et rocailleux à mesure que l'on s'enfonce dans le sud. Les troupeaux de vaches et même les chevaux se font plus rares et l'on voit nos premiers chameaux... Par contre, pas de désert de sable. Pour ça, faut aller dans le Gobi du Sud, ou dans le Gobi intérieur situé en Chine. Ok, ça sera pour une prochaine fois.

On arrive à notre première Ger dans l'aprèm. Tout de suite, le contact est beaucoup plus chaleureux que tout ce qu'on a pu vivre au Nord, à Terlj. La petite feuille de voca filée par Ger to Ger est super mal faite mais nous aide quand même énormément à communiquer (pour l'essentiel, il n'y a sur cette feuille que 2 types de  trucs : les "agressifs" genre "je veux du mouton, j'ai faim, je suis vexé, votre soupe est trop froide" et les "cons inutiles" du genre "je veux monter un yak, passez moi la clef de 12"...) . Le fait de leur donner des photos d'eux prises par Noëmie quand elle est passée par là, nous aide aussi beaucoup à "briser la glace". Derrière, on montre nos photos de Terelj, on fait écouter 2-3 chansons françaises sur le mp3 et le tour est joué, c'est facile de communiquer !

On nous propose de jouer un peu de Morhin-Khuur, l'espèce d'instrument violon-cheval. Là, ça semble horriblement dur. Déjà, à chaque fois que tu prends l'instrument, avant d'en jouer il faut l'accorder grâce à ta petite noreille et d'une façon bien bizarre en jouant sur plein de petites cales en bois. En suite, supposons que t'aies fait ça, t'as un archer, mais il n'est pas tendu. C'est à toi de le tendre en  crochetant le crin à la main. Bien sur tu n'auras un bon son que si tu trouves la bonne raideur. Derrière t'as toutes les difficultés propres au violon. La galère quoi. D'ailleurs, dans le camp mongole, y en a bien un qui se débrouille pas mal, mais les autres galèrent comme nous ! On nous propose de jouer aussi aux osselets, hyper populaires en Mongolie. La façon de jouer n'a rien à voir avec ce que l'on fait en France. Dans une première variante, tu construits un espèce de corps de cheval avec tes osselets et en fonction d'un chiffre que tu fais en lançant un dé, tu en enlèves une partie : les oreilles, le coeur, les pattes, les côtes... Dans une deuxième variante, tu te sers des osselets comme d'espèces de billes. 4 faces pour tes osselets (chameau, cheval, agneau, mouton) Tu en prends une  poignée que tu lances par terre et ensuite le but est de shooter des paires d'osselets de la même espèce sans toucher les autres. C'est plutôt marrant au final.

En fait, la ger où l'on est n'est pas celle où l'on doit dormir, le but étant de faire une balade en chameau dès le premier jour pour regagner la journée perdue. Comme leurs chameaux sont un peu perdus dans la nature (et la y a de quoi faire !), on attend pas mal de temps qu'ils aillent les chercher, en les guettant aux jumelles du haut de notre colline. Le soleil descend et la lumière devient moins écrasante, c'est beau bordel c'est beau !

Finalement, un des nomades débarque avec une douzaine de chameaux. Ah oui, mais moi je suis un gars de la ville alors forcement, j'en avais jamais vu des bêbettes comme ça. Wahou, ça a vraiment une allure bizarre et tout une douzaine comme ça, ça en impose. Bon, avec leur espèce de piercing dans le nez ils font plutôt dans le move, par contre quand tu t'approches, t'as vite compris qu'ils se lavent pas souvent les dents les bougres. Qu'est ce qu'ils puent de la gueule ! Tac-tac, petit coup de harnais vers le bas et hop-hop, le chameau se met à genoux. On monte dessus, on s'accroche et re-hop la grosse bêbette se redresse, c'est partit. C'est tout con, mais ça aussi ça m'impressionne !

Ensuite, c'est 2 heures de ballade pile-poil au moment du coucher de soleil, avec des couleurs de dingue, les nuages étirés qui plongent vers l'horizon, un decors incroyable, et le tout avec mon chameau rien qu'à moi et mon nomade fredonnant des chants traditionnels (Dead est un peu plus loin avec son guide à lui). Contrairement au cheval, je peux me laisser bercer, me laisser aller à la contemplation. C'est un des plus beaux moments du voyage, tout est zen et profondément beau.

Arrivée dans la seconde Ger avec la fraîcheur de la nuit. La famille qui nous reçoit est encore plus chaleureuse que la précédente. Cette fois-ci, on commence à avoir vraiment les ficelles avec Dédé pour nouer le contact. On montre nos photos, on joue constamment au Pictionary pour essayer d'aller un peu plus dans les details. On papotte on papotte, c'est vraiment chouette. La famille nous propose de dormir dans la Ger ce qui évite de se planter la tente et  ici, même la nourriture est bonne ! Le lendemain, c'est encore de super discussions, une partie de Volley endiabliée et trop tôt, les au revoir : et oui, une grosse ballade de 5 heures de dada nous attend.

Rando equestre : let's go. Cette fois-ci, on a droit aux selles mongoles et l'on sent que l'on risque de déguster sévère. Bon, moi sur mon cheval, j'ai l'impression que c'est finalement moins pire que prévu et même au final mieux qu'à Terelj. Les paysages immenses continuent de nous en mettre plein la vue, on sent le poids du désert avec ce soleil de plomb, la classe. Par contre Dead à coté déguste. Au bout de 5 minutes il est d'ailleurs persuadé qu'il va en mourir. Pas moyen de trouver une position qui ne lui scie pas le haut des cuisses. Les étriers sont trop courts et y a rien à faire. Il fait les 2/3 de la ballade debout, cassé, mal de partout. Ensuite, on change de cheval ce qui nous permet de cerner un peu mieux le problème : le mal ne vient pas forcement d'un défaut morphologique de Dead, mais c'est juste qu'il y a selle mongole et selle mongole et la sienne est pourrie. Du coup, Dead revit (arf!) enfin. Moi, je galère un poil plus mais ça va encore largement et la fin de la chevauchée se termine en douceur.

A l'arrivée, nouveaux nomades... Sur le "papier", bien sur, ça se ressemble toujours un peu, mais le contact est en fait à chaque fois toujours très différent. Cette fois-ci on sent que l'on a affaire à une famille nettement plus pauvre. Il y a moins d'enfants et le principal couple qui nous reçoit est un peu plus âgé. Les discussions abondent moins mais ces gens ont l'air vraiment très chouettes. La femme a un vieux visage usé et ridé mais toujours rieur, le mari l'air fier et attitude charismatique. On mange leur nourriture difficilement avalable avec le sourire, on plante la tente à coté de la Ger et la nuit tombant on décide de se payer une nuit des etoiles...

Dead et moi montons sur la petite colline à une centaine de mètres de la Ger. La nuit, tous les chats sont gris, j'essaye donc de faire attention à me repérer pour ne pas qu'on se paume, ça serait dommage... Puis on passe un long moment sous la lumineuse voie lactée à admirer ce ciel de 360 degrés, sans une lumiere pour le parasiter ! Atmosphère super détendue, on beigne dans notre jus. Du coups super discussions, de fond sur la vie, le paranormal, les colos, les voyages, bien sur les voyages... J'ai mon petit planisphère pour repérer les constellations. Du coup on se fait la totale, de la girafe au petit cheval, en passant par le sagittaire et la baleine...

D'un coup Dead, moitié pour rire, moitié pour tester mon légendaire sens de l'orientation me demande la direction de la tente. Moi, sur de moi, je lui indique. Hop, la-bas. Petite seconde de flottement... C'est une blague ? Pour Dead c'est tout simplement la direction diamétralement opposée. Bon, moi je regarde les étoiles alors les quart de tours, forcement je les calcule pas... Quand même, ça nous met le doute. On décide prudents de vérifier tout ça. Je me repère un peu par rapport aux étoiles et effectivement, il semblerait que j'ai dit n'importe quoi.Tout de même, petite montée de pression au fur et à mesure que l'on rebrousse chemin. Ca te dit quelque chose cette petite butte ? Tiens, ça a pas vraiment l'air d'être ça, on a du dériver un peu. Y fait froid la nuit dans le désert de Mongolie ? Elle se lève dans combien de temps la lune? Non, non, économise la lumière de la frontale, on sait jamais au cas où...
Finalement, on a dérive seulement d'une cinquantaine de mètres. Merci Dead ! Content de la retrouver cette petite tente dis moi.  En fin de compte, on les voit aussi très bien d'ici ces étoiles...

Journée suivante, avec ses 5 heures de marche, accompagnés par la femme mongole de la Ger (qu'est ce qu'elle a la forme ! Dire que le matin elle a déjà depensé une énergie folle à travailler sa laine de mouton...) Paysage encore une fois splendide. Ger to Ger le decrit comme "un décors que seul Hollywood a su reproduire, à mi-chemin entre Arakis (Dune) et Tatouin (Star Wars)" et bien c'est un peu ça... au passage on voit des aigles immenses, que l'on va aller déranger près de leurs nids et une mini-grotte qui abrite un petit lieu de prière.

Arrivée dans notre dernière famille. La nana qui nous reçoit a l'air d'être la soeur de la notre guide. Même sourire et même pêche. Rencontre furtive d'une anglaise qui est là pour essayer de lutter contre l'avancée du désert en plantant des arbres. Elle a l'air plutôt cool mais très british, un peu terrifiée par les moeurs quelque peu rustres des mongoles... L'après-midi, on file pour une nouvelle ballade de 3-4 heures, où l'on plonge dans un type de désert un peu différent. Décors labyrinthiques, beaucoup plus plat, mais parsemé de grosses roches posées là comme d'énormes récifs.  On nous explique qu'il n'y a que quelques millions d'années la mer remplissait ce désert. On imagine ça avec Dead, avec tous les dinosaures qui ont été retrouvés dans le quartier... Pendant la ballade, on passe devant un espèce de monument posé au milieu de nulle part. C'est un gros caillou planté verticalement, avec du vieux mongole écrit dessus. Avec son arche qui lui passe par dessus, ça fait très "Strar Gate". En fait, on est sur le site où a été commémoré les 800 ans de Gengis Khan. Un mois plus tôt, au même endroit, il y avait luttes mongoles, courses de chevaux, musiques et alcools à volonté...

Le soir, de retour aux Gers, Dead commence à se sentir plutôt mal. Il a un espèce de bouton chelou qui commence sérieusement à ressembler à un petit volcan. En plus, il n'a pas faim et ralotte. Je commence à connaître le bonhomme, je le laisse dans son coin, s'allonger dans notre Ger que l'on a rien que pour nous. De mon coté, je retourne voir la famille. Deux nouveau jeux à base d'osselets,  une sorte de "petits chevaux" et un "Morpion" évolué où le but est d'enfermer des moutons avec des chevaux...

On regarde aussi un peu la télé (et oui, y a une antenne parabolique à coté de la Ger, faut pas croire !). Bon ça y est c'est clair, je suis un peu de la famille. J'en profite aussi pour regarder leurs photos de jeunesses et observer le père super méticuleux, qui polit pendant 1 heure ses jumelles, qui redresse à la pince à épiler l'épingle à nourrice qui sert à accrocher ses nombreuses médailles rangées dans sa belle boîte en métal (si je comprends bien , il est à la fois médecin, gardien de la réserve naturelle et cavalier de premier ordre !). Avant de partir me coucher, je vois la fille qui s'écrase une araignée vraiment pas belle. Je lève la tête et Yhuuuu. Il y en a plein les parois de la Ger. Houlala, c'est que moi j'aime pas du tout ça. Je file en vitesse dans la Ger d'à coté où comate Dead, pour voir un peu ce qu'il en est. Argh! C'est pire. Y en a une vingtaine plein de partout. Sois un Homme, Léo. Je réfléchis 5 secondes sur la stratégie à adopter et j'opte très vite pour le génocide en masse. Bin oui, c'est moche, mais c'est ça ou la nuit blanche. Je passe donc un bon quart d'heure à faire un massacre, à flipper devant ces monstres de la nature, réveillant Dead à chaque cris poussé quand la méchante bêbette vient d'esquiver mon attaque. Au final, j'en trucide quand même 25. Bon il y en a encore une dizaine sur les parois externe de la Ger, mais la zone de survie est un peu plus safe. Je suis en nage, j'essaye de dormir. Deux minutes plus tard, je sens un truc qui me frôle. Je fais un bond d'un mètre. Ah non c'était rien, juste un poil de l'avant bras qui se redressait. Je sens que la nuit va être longue...

Le lendemain, on peut pas dire que j'ai passé une bonne nuit mais j'ai dormi quelques heures, c'est déjà ça. Dead est encore un peu cassé par son bobo infecté. Clairement, on forme un couple d'enfer. La journée passe vite, un peu avec les nomades, un peu à bouquiner au soleil, à admirer le paysage. En fin d'aprèm une jeep est là pour venir nous cueillir et c'est tout le trajet de retour vers Oulan-Bator qui reprend...

Derniers moments dans la capitale mongole. Les petites babioles de souvenirs ont été achetés, les clefs de l'appart de Noëmie rendues (elle, est deja repartie en excursion), on remercie encore une fois Joël et hop, on file en taxi à la gare. Arrivés là-bas, le mec qui se trouvait à la droite du chauffeur descend et notre cher driver nous donne son tarif, indiqué sur son compteur : 9 990 Tugriks, le max affichable,  alors que la course devrait au pire coûter 600 T. On file un billet de 1 000 T, genre on comprend pas qu'il y a un zéro de trop et là le mec nous l'envoie a la figure et deux autres gars viennent se coller sur les cotés du tacot histoire de nous empêcher de sortir. Cool l'ambiance. Nous voilà bloqués pendant 10 minutes dans la voiture. Ca râle, on s'énerve, eux aussi, nous montrent qu'il faut cracher le billet de 10 000 pour sortir.  Finalement on leur fait comprendre qu'on les a même pas ces billets, je sors 3 500 en disant que c'est tout ce que j'ai (en vérité c'est faux, on a plus de 40 000 T sur nous, plus des euros des roubles, mais bon...) Après nous les avoir eux aussi renvoyés à la figure, les gars lâchent l'affaire, à l'usure. Ils prennent les 3500 et nous laissent sortir. On s'en est finalement plutôt bien sortis mais c'est dommage de quitter la Mongolie sur cette fin un peu minable...

Autre imprévu mais là, beaucoup plus sympa à la gare : la rencontre d'un couple de français que connaît Dead, super roots, qui ont pris le transsibérien comme nous et qui ont l'air vraiment cool. On prend le meme train ? La classe ! Dans notre compartiment, on rencontre aussi Xavier, un chouette gars de Bordeau qui vient repérer des sites de spéléo en Mongolie (comme quoi on trouve de tout) et qui fait des neuro-sciences (comme quoi le monde est petit). Il nous montre ses photos, un peu triste de finir déjà son périple. Une petite nuit de train, un passage à la frontière sans trop d'embrouilles et hop, nous voilà au pays du lotus bleu !
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Stéph 08/09/2006 18:57

Merci pour ces posts Léo ! j'ai encore passé un super moment. Vivement la suite.

fanny 01/09/2006 12:43

ben alors, vous êtes perdus? quelles sont les nouvelles? n'est-ce pas en ce moment qu'éric rentre et que tu continue en solo?

lolo 31/08/2006 17:16

 
MOI AUSSI JE VEUX ETRE MALADE !!!!!!
POURQUOI C'EST TOUJOURS LES AUTRES????

titou 28/08/2006 18:18

Au fait, on vous l'a jamais dit, ne jamais faire du cheval en culotte courte, toujours avoir un bon pantalon et des chaussures ou bottes valables, sinon on se fait epiler les poils et la peau au second degre !! Mais sinon c'est toujours aussi cool vos recits, le cout du taxi me fait gloupser d'effroi, toujours les memes embrouilles aux frontieres...
Bon courage pour la suite !!

fanny 26/08/2006 16:46

pffft! léox, ça fait tellement rêver tes récits!! vivement les vacances pour nous ici!! moins loin, moins exotiques et hallucinantes, maisen tout cas ça donne envie de plaquer pas mal de choses et de prendre un p'tit sac à dos et un billet d'avion pour loin... et longtemps!biz biz mon grand, et bonne continuation. courage pour la frontière chinoise, qu'elle soit moins dure que les autres!