Quand Noëmie est là, tout va

Publié le par Léonard Jaillet

Retour à Oulan-Bator après notre cavalière expédition dans les plaines sauvages et torrrrides aux confins de la Mongolie. A l'arrivée, on retrouve Noëmie, de retour de son périple de 20 jours avec des gentils français. Ca fait énormément plaisir de la voir. On se sent maintenant en terrain connu et on va aussi pouvoir lui poser toutes les mille petites questions qu'il nous reste encore, concernant la vie des mongoles (ils vont à l' "école" les nomades ? Ils savent tous faire du cheval les gens, même les citadins ? Comment qu'ils font pour pas se péter le cul eux ? Pourquoi qu'elles sont ouvertes les plaques d'égout ? Ca se fait de refuser la nourriture gentiment proposée mais immangeable ?... ) .

Les 5 jours suivant se passent tranquillement avec Noëmie (quand elle a le temps, car elle a quand même toujours pas mal de choses à faire) à découvrir un peu sa vie en Mongolie et les gens qui l'entourent. Emelyne et Cécile, les 2 nanas de Ciel Mongole, une guest-house française, Elodie, qui a passé 2 ou 3 ans en Thaïlande, mais qui connaît bien aussi le Laos, le Vietnam et qui adore le Cambodge. Chana, la jeune mongole première de son université en français et qui du coup a gagné un séjour d'un mois en France et qui en revient juste (elle nous parle de fromage, de bons repas, de café... des trucs qui nous manquent ! ) Damba, le pote chauffeur de taxi toujours ponctuel et souriant, Moudjik, le mongole à la grande classe, mais qui a vraiment la poisse au jeu des p'tits cochons... Et bien sur Jojo, Joël, son "chef"' super sympa, toujours là pour te filer un coup de main.

Noëmie parle très bien mongole ce qui bien évidemment facilite tout. On passe aussi pas mal de temps avec des français, à vivre un peu a l'occidental. Ca fait du bien aussi parfois. Découverte des incontournables "boites d'Oulan-Bator, avec les tubes internationaux du moment, ringardos à souhait. La grande différence par rapport aux boites françaises c'est qu'ici il y a toujours une écrasante majorité de femmes. Tu vois plutôt une proportion de 4-5 nanas pour un mec. On trouve ça presque louche. Ou sont les hommes,  les hommes, les Hommes ???

Ces quelques jours, c'est aussi l'occasion de visiter les temples d'Oulan-Bator, ce que l'on avait pas pris le temps de faire à notre arrivée. Plongée dans le boudhisme et ses 9000 divinités. Dans le monastère de Gandantegchilen, une impressionnante statue de Boudha de 26 mètres de haut nous en met plein les yeux ! Un peu plus tôt, on a aussi l'occasion d'assister à la séance matinale de prière des moines. Chants lancinants, petites lumières de lampions éparpillés et encens suffisent au dépaysement.

Plusieurs spectacles dansants, avec toutes les spécialités mongoles et notamment les chants de gorge, que j'adore tout particulièrement : les chanteurs sont capables de sortir 2 sons à la fois avec leur voix (une note et son harmonique). C'est grave et aigu, ça vibre, ça te transperce. Coup de coeur aussi pour le morin-khuur, cet espèce de violon à deux cordes orné de la tête d'un cheval, capable de sortir une étonnante richesse de sons expressifs, allant du mélodieux jusqu'à l'imitation parfaite du hennissement de cheval.  

Visites des immenses marchés où l'on vend vraiment de tout (et de rien) et où Dead manquera de se faire tirer son portefeuille. Test de nouveaux restos avec quand c'est possible, toujours le petit expresso final, pour bien se rappeler qu'on est civilisés, nous. Balades aux alentours d'Oulan-Bator, histoire de prendre un peu le vert, discussions et chants avec le voisin-proprio de Noëmie, rond comme un ballon, débarquant dans la soirée dans la chambre de Noëmie et nous trouvant, essayant de nous entraîner dans un bar pour nous payer des coups...

Finalement, pour les derniers jours qui nous restent en Mongolie et sous les conseils du duo Noëmie / Jojo, on décide de filer 5 jours dans le désert de Gobi via "Ger to Ger", une ONG américaine qui a le bon goût de reverser ce que payent les touristes pour aller voir les nomades a ces dits nomades. Bref un système plutôt bien fait où tout le monde y gagne. Comme quoi font pas que des mauvaises choses ces ricains !
Au passage, on s'occupe des visas pour la Chine, des résas de billets de train et de car pour arriver à Pekin et voilà, plus qu'à filer à l'agence Ger to Ger pour gérer les derniers préparatifs et demain on part !
Haha, mais non on ne part pas. Un petit incident allait contrarier nos projets bien huilés et manquer de jeter a l'eau ce plan désert...
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Caroline 28/08/2006 19:03

Hello mon LéoQuelle couleurs en Mongolie!  Je suis éblouie, je voyais pas ça aussi coloré, je vote por la photo du cheval brun à selle rouge à coté de la mob rouge à selle brune! tcho tcho léo!

guillaume 22/08/2006 17:23

Salut Léo,
je suis comme je peux tes aventures, soit par Internet, soit par le récit de titou, ou de ta soeur... Ca palpite. J'avoue que le oup des clés à Moscou m'a bienf ait rire (je sias ça date un peu mais bon...)parce que là, j'ai dit, Putain c'est du Léo tout craché!
Bon, vivement la Chine. Gros changement aussi. Attention peut-être à la censure et Internet! En tout cas, passer des steppes à Pékin, bonjour la claque. Je vais peut-être essayé d'avoir les coordonnées de Fredo Boudray, le frère de Néna et Mathieu qui travaille actuellement en Chine, mais je ne sais pas où. on sait jamais. Attention je ne te promets rien.
Sinon, pour la suite, je vais voir aussi du côté japonais....
Bon, p'tite tête pleine d'épis et bein en l'air, je t'embrasse et à dans 6 mois?!
 

augustin 21/08/2006 20:22

Génial tout ca, et il y a même du suspens à la fin !! quel peut bien être cet incident mystérieux qui semble remettre en cause votre départ pour la Chine ?? Quel écrivain : )J'ai adoré les passages sur tes chevauchées équestres aussi : ) ahah! tcho !J'attends la suite avec impatience !Augustin